Pourquoi la musique est un bon remède contre le stress ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la musicothérapie est un vieux remède dont l’utilisation remonte à la nuit des temps. La musique a toujours été perçue comme ayant des pouvoirs de guérison particuliers et de nombreuses études scientifiques démontrent qu’elle joue sur nos émotions.



L’écoute de la musique provoque des modifications physiologiques et psychologiques


En effet, l’écoute de la musique produit des modifications de nombreux paramètres neurophysiologiques cardio-respiratoire, artériel ou neuropsychologique. Ainsi plusieurs études ont montré une diminution du rythme cardiaque, de la variabilité cardiaque, de la tension artérielle et de la fréquence respiratoire.


Sur le plan neuropsychologique, l'écoute de la musique s’avère également efficace pour lutter contre l'anxiété, la douleur, et pour améliorer l'humeur, la qualité du sommeil et la qualité de vie chez les personnes atteintes de cancer. La nature de ces modifications offre de nouvelles perspectives dans le domaine médical pour favoriser la relaxation, lutter contre la douleur ou contre la dépression, et explique l’effet bénéfique que la musique joue dans la lutte contre le stress.


Le plaisir d’écoute comme premier facteur de diminution du stress


Bien que le plaisir d’écoute d’une musique fasse intervenir une part non négligeable de subjectivité faisant appel à l’activation des aires cérébrales corticales et sous-corticales où les émotions sont traitées, il semblerait que d’autres styles musicaux induisent également des modifications physiologiques et psychologiques. L’hypothèse se fonde sur l'idée que le système auditif sous-cortical et notamment le tronc cérébral, reflète les expériences auditives collectives d'un individu, y compris les interactions avec son vécu, survenues dans le passé. Ainsi, la stimulation acoustique de musique de heavy-métal et de jazz entraine également une régulation du système nerveux en agissant également sur la modulation sympathique et parasympathique du cœur, alors que l'exposition à une musique classique baroque réduit le système sympathique.

L’ensemble de ces résultats suggère l’existence d’un mécanisme d’action commun interagissant avec la physiologie des individus. De manière générale, la stimulation acoustique par traitements logiciels peut améliorer les signaux biologiques en agissant sur la plasticité biologique. Ces effets neurobiologiques induisent des performances améliorées dans de nombreux domaines cognitifs comme par exemple la linguistique, les mathématiques et la géométrie spatiale avec des applications très intéressantes dans le domaine de la conduite en favorisant la perception visuelle, l’attention, et le contrôle moteur.


Par Gil Borelli, docteur en physiologie

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